Chez Obrio, on ne se contente pas de parler d'agents IA. On possède et on opère six commerces : plancher, entretien, déneigement, meubles, traiteur et restaurant. Ce sont nos propres opérations qui servent de laboratoire. Avant de déployer un agent chez un client, on le teste chez nous.
Voici trois tâches qu'on faisait à la main il y a encore quelques mois — et qu'on a arrêté de faire à la main. On vous raconte ce qui a changé, sans embellir.
Notre règle : on ne vend pas un agent qu'on n'a pas roulé dans nos propres commerces. Si ça ne tient pas la route chez nous, ça ne sort pas. L'humain garde le dernier mot sur chaque action externe.
1. Relancer les soumissions
Ce qu'on faisait avant : dans notre commerce de plancher, on envoyait la soumission, puis on espérait. La relance dépendait de la mémoire et du temps qu'il restait en fin de journée. Souvent, il n'en restait pas. Une soumission envoyée le mardi se faisait oublier le jeudi.
Le vrai problème : ce n'était pas le manque de volonté. C'était qu'une relance manuelle arrive toujours en bas de la pile. Le client qui ne répondait pas n'était pas un client perdu — c'était un client qu'on laissait filer faute de suivi.
Ce que l'agent fait à notre place : dès qu'une soumission part, l'agent ouvre une séquence. Un courriel de suivi après trois jours, un rappel après une semaine, une dernière relance après deux semaines. Le ton reste humain, le nom du client est utilisé, et l'agent s'arrête net dès qu'une réponse arrive. Si le client répond, on prend le relais. On approuve le ton avant le premier envoi, et on reçoit un récap chaque semaine.
Le résultat honnête : plus aucune soumission n'est laissée sans suivi. On ne prétend pas avoir doublé nos ventes. On dit simplement qu'on ne perd plus de clients par oubli.
2. Répondre aux appels manqués
Ce qu'on faisait avant : au restaurant et au traiteur, le téléphone sonne pendant le coup de feu. On ne peut pas répondre. L'appel manqué, c'est souvent une réservation, une commande de groupe ou une question avant un achat. On rappelait le soir, parfois le lendemain. Parfois pas du tout.
Le vrai problème : un appel manqué qui reste sans réponse, c'est un client qui appelle le concurrent. Et personne dans l'équipe n'a le temps de surveiller la boîte vocale en plein service.
Ce que l'agent fait à notre place : dès qu'un appel n'est pas pris, l'agent envoie un texto au client dans la minute. Il se présente, pose une question simple, et capte l'essentiel : nom, raison de l'appel, plage horaire souhaitée. L'info atterrit dans un seul endroit, prête à traiter quand le service ralentit. Pour une réservation simple, l'agent propose les plages disponibles. Pour tout le reste, un humain reprend la main.
Le résultat honnête : les clients ne tombent plus dans le vide. Ils reçoivent un signe de vie immédiat, même quand toute l'équipe est sur le plancher. C'est moins de clients perdus et moins de stress en cuisine.
3. Passer les commandes fournisseurs
Ce qu'on faisait avant : dans le commerce de meubles et au restaurant, les commandes fournisseurs reposaient sur l'œil. On vérifiait le stock, on se souvenait des minimums de commande, on envoyait les courriels un par un. Un oubli, et c'était une rupture en plein samedi. Un mauvais calcul, et c'était une livraison sous le minimum facturé en extra.
Le vrai problème : la commande fournisseur, c'est une tâche que personne n'aime et que tout le monde reporte. Elle est répétitive, elle exige de la précision, et une erreur coûte cher des deux côtés — rupture ou surstock.
Ce que l'agent fait à notre place : l'agent suit les niveaux de stock. Quand un article descend sous son seuil, il prépare le bon de commande, regroupe les articles par fournisseur pour atteindre les minimums, et nous présente la commande prête à envoyer. On valide, l'agent envoie le courriel et archive la confirmation. À la réception, il rapproche la facture du bon de commande et signale les écarts.
Le résultat honnête : moins de ruptures imprévues, moins de commandes sous le minimum, et une tâche que plus personne ne reporte. On garde la décision finale sur chaque envoi.
Pourquoi on raconte ça
Parce qu'on ne vous demande pas de nous croire sur parole. On a fait le travail sur nos propres commerces d'abord. Les trois tâches ci-dessus, on les a choisies parce qu'elles avaient un point commun : répétitives, à faible valeur, mais coûteuses quand on les laisse traîner.
On n'a pas tout automatisé d'un coup. On a pris une tâche à la fois, on a mesuré, puis on est passé à la suivante. C'est exactement ce qu'on propose à nos clients : un pilote payant sur un seul processus, mesuré pendant trente jours. Si l'agent ne récupère pas d'heures réelles, on ne va pas plus loin. Un humain garde toujours le dernier mot avant qu'une action sorte vers un client.